
L'Union des Aéroports Français (UAF) et la Fédération Nationale de l'Aviation Marchande (FNAM) ont dressé, le 1er février, le bilan des engagements pris en 2008 en matière de développement durable par les acteurs du transport aérien. Il y a quatre ans en effet, des représentants du groupe Air France-KLM, du GIFAS, d'Aéroports de Paris, de la FNAM, de l'UAF et du Syndicat des Compagnies Aériennes Autonomes s'étaient engagés auprès de l'Etat à remplir un certain nombre d'engagements dans le cadre du Grenelle de l'Environnement.
Le Parisien Economie revient sur la mécatronique, discipline en pleine expansion, notamment dans les secteurs de l'aéronautique, du médical ou de l'automobile. Mêlant mécanique, électronique et informatique, elle permet de "concevoir des produits plus complexes, plus intelligents, plus puissants et plus économiques et qui s'inscrivent dans une démarche de qualité environnementale".
A cause des éruptions solaires, les avions de plusieurs compagnies aériennes qui survolent le pôle Nord ont été déviés de leurs routes habituelles. Ces phénomènes ont, en effet, une incidence sur le magnétisme terrestre et affectent les outils de navigation. Ainsi, les vols de Delta Airlines empruntent une route plus au sud qui rallonge d'une quinzaine de minutes le temps de transport entre les Etats-Unis et l'Asie.
Intervenant au micro de France Inter, Louis Gallois a précisé que "80% de nos efforts de recherche sont centrés sur la réduction de la consommation des avions, parce que c'est évidemment une économie pour les compagnies aériennes, et deuxièmement, c'est bon pour l'environnement". Et le président d'EADS de préciser : "notre objectif c'est de réduire de 50%, d'ici 2020, la consommation moyenne des avions".
Plusieurs compagnies aériennes ont commencé à augmenter leurs tarifs pour compenser la mise en place, à partir du 1er janvier, de l'Emission Trading System. Delta a commencé à appliquer, lundi dernier, un supplément tarifaire de trois dollars entre les Etats-Unis et l'Europe. Brussels Airlines a annoncé une hausse de trois euros sur les vols intra-européens et de dix euros sur ses vols long-courriers. Lufthansa estime, pour sa part, le surcoût annuel prévisible à 130 millions d'euros en 2012.
Alors que la Chine a réitéré, hier, son opposition à la mise en oeuvre en Europe de la taxe sur les émissions de CO2 (Emission Trading System-ETS) pour les compagnies aériennes chinoises ayant des vols au départ ou à destination d'un aéroport européen, la Commission Européenne a fermement rappelé qu'il n'était pas question "de modifier la législation ou de faire marche arrière". Les Etats membres de l'Union Européenne ont réaffirmé leur soutien à leur directive, alors que plusieurs membres de l'OACI ont adopté une résolution recommandant l'exemption de la taxe pour les compagnies étrangères.
La conférence de Durban, qui constitue le 17ème rendez-vous onusien sur le climat, entre dans sa seconde semaine. Les grands Etats affichent des positions très distantes qui rendent difficiles les négociations. Les Echos reviennent notamment sur celles de l'Union Européenne, les Etats-Unis, l'Inde et la Chine. Dans une interview, Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie, explique :"Nos objectifs de réduction de gaz à effet de serre ont été tenus". Concernant la conférence de Durban, la ministre affirme : "Nous voulons un consensus général pour qu'une négociation soit lancée en vue d'un accord global".
La culture de microalgues suscite de nombreux espoirs de production de biocarburants. Aux Etats-Unis et en Europe, différents projets passent aujourd'hui des expérimentations à l'exploitation. Ces biocarburants de "troisième génération" n'entrent pas en concurrence avec les cultures alimentaires et ne consomment donc pas de terres arables.
Les deux sociétés vont constituer à parité une coentreprise pour produire et commercialiser des biocarburants. Celle-ci développera des biodiesels et des carburants, notamment, pour avion. Elle devrait être opérationnelle au premier trimestre 2012. Total détient un peu plus de 21% du capital d'Amyris. La société californienne, spécialiste des biocarburants a enregistré, en 2010, un chiffre d'affaires d'environ 80 millions de dollars.
Dès le début de son histoire, l'aviation s'est mobilisée pour réduire sa consommation de carburant. Si les raisons en furent avant tout économiques, cette mobilisation explique que le secteur ne représente aujourd'hui que 2% des émissions polluantes humaines rejetées dans l'atmosphère (et 12% du total de l'industrie du transport). Aujourd'hui en Europe, 54 industriels, associés à des universités et des centres de recherches, travaillent dans le cadre du programme Clean Sky lancé en février 2008. Les motoristes jouent ici un rôle clef en développant de nouveaux réacteurs, tel le Leap de Safran ou le Pure Power de Pratt & Whitney.
L'ONU estime qu'investir 2% du PIB mondial dans dix grands secteurs (dont celui des transports) permettrait de sortir d'une économie "polluante et inefficace" tout en préservant un rythme de croissance identique, voire supérieur aux prévisions établies. Le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement) remarque, dans un rapport rendu public la semaine passée, que la Chine est devenue, en 2010, le premier investisseur au monde pour les énergies renouvelables. Pékin prévoit, par ailleurs, d'investir 468 milliards de dollars dans ce secteur au cours des cinq prochaines années.
Les entreprises françaises investissent de plus en plus dans l'environnement et le développement durable. Selon le cabinet Verdantix, leurs dépenses dans ce secteur croîtront de 11% au cours des cinq prochaines années (2011-2015) pour atteindre, en 2015, sept milliards d'euros.
Le GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) vient de publier un résumé de son futur rapport consacré aux "évènements extrêmes". Celui-ci souligne l'aggravation des extrêmes météorologiques et note que celle-ci devrait s'accentuer au cours du XXIème siècle. Une augmentation de la fréquence, de la durée et de l'intensité des canicules est considérée comme virtuellement certaine. Le GIEC impute aux gaz à effet de serre l'aggravation de certains dérèglements météorologiques.
La compagnie aérienne participe à la mise en place d´une centrale de production d´énergie photovoltaïque pour son centre informatique de Valbonne (Alpes-Maritimes). Ce projet, appelé Hélios, a permis l´installation de 3 540 modules photovoltaïques, soit 5 855 mètres carrés de capteurs qui recouvrent le parking principal du centre. L´énergie électrique produite est ensuite revendue à EDF. La compagnie estime que cette production est égale à la consommation annuelle de 400 ménages.
La réorganisation de la circulation aérienne en région parisienne, annoncée il y a quelques jours, vise à réduire de 60% le nombre de personnes exposées à un bruit supérieur à 65 décibels (dB). Désormais, l'avion s'alignera à 20 kilomètres (et non plus à 15) de la piste et à 1 200 mètres d'altitude (au lieu de 900) avant d'atterrir. Selon Lepoint.fr, le nombre de personnes exposées au bruit passent alors de 217 000 à 80 000. Dans une seconde phase, prévue pour mars 2012, 220 000 riverains installés au sud-ouest de Roissy seront épargnés par les vols de nuit qui passeront plus au nord, au-dessus de zones peu habitées.
Des experts venus du monde entier sont actuellement réunis à Chantilly pour valider les nouvelles techniques qui permettraient de substituer l'énergie verte à l'énergie fossile. L'enjeu est de produire du carburant sur des terres agricoles sans pour autant entrer en compétition avec des surfaces dédiées à l'alimentation. Pour Fatih Birol, chef économiste de l'AIE (Agence internationale de l'énergie), "il nous reste cinq ans pour réorienter l'investissement vers l'énergie non fossile".
Un Airbus A330-200F, livré à la compagnie malaisienne MASkargo, s´est posé à Dubaï au cours du salon aéronautique, chargé de 40 tonnes d´aide alimentaire. Ce vol, coordonné par la Fondation d´Entreprises Airbus en partenariat avec MASkargo et Action Contre la Faim, était destiné à alimenter les stocks du dépôt de l´ONU pour les actions humanitaires qui bénéficient de la localisation stratégique de l´Emirat.
Le Financial Times revient sur la réglementation des émissions de carbone des avions applicable en Europe au 1er janvier 2012. Le quotidien souligne l'opposition entre l´Union européenne et les compagnies américaines regroupées au sein de l´ATA (Air Transport Association) ainsi qu´une vingtaine d´autres pays qui estiment, avec l´OACI, que la réglementation du transport aérien relève de la souveraineté des Etats. De son côté, l´association chinoise du transport aérien (Cata) a confirmé qu´elle allait déposer plainte contre la Commission. La Commissaire européenne à l´environnement, Connie Hedegaard, qui n´envisage pas de changer la législation de l´UE, suggère de moderniser les flottes afin de ne pas subir le système d´ETS (Emissions Trading Scheme).
Le CEA vient d'inaugurer, à Cadarache, la plateforme HélioBiotec consacrée aux microalgues productrices de biocarburants de troisième génération. Certaines microalgues et cyanobactéries, qui sont capables de transformer la lumière en énergie, pourraient, en effet, produire de dix à vingt fois plus de biodiesel que le colza ou le tournesol. Le projet bénéficie d'un financement de 2,4 millions d'euros, dont 1,2 million du fonds européen Feder et 600 000 euros de la région Paca.
Selon La Tribune, un rapport remis la semaine dernière à la ministre de l'Environnement évoque l'hypothèse de réduire les émissions de CO2 d'ici 2020, non pas de 20%, mais de 25%, voire de 30%. Ce rapport, intitulé "Trajectoires 2020-2050 vers une économie sobre en carbone", note que la France bénéficierait de plus de croissance et d'emplois si elle accentuait son effort dans ce domaine.
Laurence Rouger de Grivel devient directrice développement durable au sein du Medef.
La fronde est conduite par les compagnies américaines, soutenues par leur administration. Vingt-six autres pays ont également l´intention de manifester leur opposition à l´Union européenne dans le cadre de l´OACI (Organisation de l´aviation civile internationale). De son côté, l´Iata estime que le système des permis de polluer va coûter 1,2 milliards d´euros aux compagnies. Quant à Airbus, l'avionneur redoute que l'application de cette taxe puisse avoir des incidences sur son carnet de commandes.
Les Echos consacrent un dossier spécial au Développement Durable et revient sur l'introduction de la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) dans les entreprises. Pour Philippe Vasseur, président du réseau Alliance, "une opération de RSE suppose que les salariés se l'approprient ; (...) elle ne s'octroie pas, elle se partage". Le quotidien souligne également la nécessité d'une plus grande coopération dans la durée entre donneurs d'ordre et sous-traitants pour améliorer les performances des fournisseurs.
Le Brésil souhaite mettre en place une véritable industrie de production de biocarburants destinée au transport aérien. Boeing et Embraer sont associés à ce projet auxquels sont appelés à se joindre les principaux transporteurs brésiliens. Le Brésil est, aujourd´hui, le deuxième producteur d´éthanol au monde après les Etats-Unis et premier exportateur mondial de biocarburant.
Pierre Chabert et Gérard Feldzer seront les pilotes de l'Iris Challenger, un dirigeable électrique inédit gonflé à l'hélium et propulsé par deux moteurs (électriques) reliées à des batteries au lithium, qui s'apprête à effectuer la traversée de la Manche entre Douvres et Calais. L'aéronef devrait voler à une vitesse de 30 km/h, à une altitude de 500 mètres. Gérard Feldzer estime que les débouchés d'un tel engin sont multiples, du cinéma au transport de charges lourdes, pour peu que l'engin soit doté de panneaux solaires supplémentaires.
Le Point consacre un dossier aux nouvelles avancées de l'énergie solaire dans le domaine des transports, qu'il s'agisse de bateau ou de train solaire. Solar Impulse, qui était l'invité d'honneur du Salon du Bourget, avait effectué, en juillet 2010, un premier vol, de jour et de nuit, en 26 heures, 10 minutes et 19 secondes, en utilisant uniquement l'énergie solaire.
Olivier Savin est nommé directeur des programmes "green taxiing" de Safran. Le green taxiing est un nouveau système de roulage au sol des avions plus écologique qui permettra aux compagnies aériennes d'économiser jusqu'à 4% de leur consommation de carburant.
La Chambre des représentants américains a adopté, lundi, un projet de loi interdisant aux compagnies aériennes américaines de s'acquitter de la taxe carbone qui sera mise en place par l'Union européenne le 1er janvier prochain. Connie Hedegaard, Commissaire européenne du climat, a précisé mardi : "L'Union européenne a toujours respecté les lois américaines et nous attendons que les Etats-Unis respectent la législation européenne".
Clément Ader, qui avait réussi, le 9 octobre 1890, le premier vol d'un engin plus lourd que l'air près de Paris, s'était inspiré de la chauve-souris. Ce mammifère volant a en effet développé des techniques d'aviation qui continuent de surprendre : adaptation permanente de sa voilure, qualités de vol, furtivité, émission d'ultrasons pour analyser les échos lui permettant de localiser ses proies.
Plusieurs ruptures technologiques seront nécessaires pour parvenir à élaborer "l'avion vert". Dans ce but, il faut améliorer les moteurs et réduire le poids des avions afin qu'ils consomment moins de kérosène. Selon Jacques Gatard, directeur aéronautique de l'Onera, il est aussi nécessaire de parfaire l'aérodynamique et de développer les biocarburants. Enfin, le secteur doit aussi travailler sur la qualité de l'air autour des aéroports, mieux recycler les appareils et surtout, réduire la pollution sonore.
Le Conseil de la Sécurité Alimentaire (CSA), actuellement en session à Rome, s'intéresse tout particulièrement aux biorcarburants. Ce carburant, qui accapare les terres arables est au coeur des débats des experts représentant les gouvernements, les institutions internationales, la recherche et la société civile. Ils dénoncent une demande qui est "considérée comme l'une des principales causes de la flambée des prix internationaux des produits alimentaires en 2007-2008".
Virgin Atlantic envisage d´utiliser un carburant élaboré à partir des gaz rejetés par la production industrielle d´acier. Les gaz sont d´abord mis à fermenter. Ils sont ensuite transformés en kérosène en utilisant un procédé chimique mis au point par Swedish BioFuels. Virgin Atlantic espère pouvoir réaliser des vols de démonstration d´ici douze à dix-huit mois. Développé par LanzaTech, ce carburant est actuellement à l´étude en Nouvelle-Zélande.
L'Assemblée nationale a voté le report d'un an de l'obligation pour les entreprises de rédiger un rapport annuel de leur impact sur l'environnement et leur stratégie de développement durable. De son côté, la ministre de l´écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a déclaré regretter ce report "d'autant plus qu'il n'était pas nécessaire", a-t-elle ajouté.
Airbus et Air France ont réalisé, hier, leur premier vol commercial écologique, permettant de réduire de 50% les émissions de CO2. Pour réussir ce vol, réalisé en A321 entre Toulouse et Orly, les partenaires ont joué sur trois leviers, le poids de l'avion, l'utilisation de 50% de biocarburants issus d'huiles mélangées à 50% de kérosène et l'optimisation des trajectoires de l'appareil.
En dix ans, les satellites du programme Farmstar utilisés par les 10 000 céréaliers français leur ont permis d'économiser 300 000 tonnes d'engrais azotés. Ce dispositif, mis en place en 2002 par Astrium avec l'Institut du végétal Arvalis, couvre une surface de 500 000 hectares de blé, de colza et d'orge d'hiver. Farmstar permet d'épandre la bonne dose d'engrais au bon moment et au bon endroit. Le système fonctionne surtout avec les satellites Spot 4 et Spot 5, les tracteurs et épandeurs étant pour leur part équipés de GPS et de régulateurs de débit. La couverture du service doit s'élargir à l'ensemble de l'Hexagone lors de la campagne céréalière 2012-2013, grâce à trois nouveaux satellites, Formosat-2, Déimos et DMC.
La Cour européenne de justice a estimé que le système d'échange de quotas d'émission de CO2 (ETS) mis en place par l'UE pour le transport aérien est conforme au droit international. Ce système va contraindre toutes les compagnies aériennes entrant ou sortant du territoire de l'UE à racheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2 (moyennes sur la période 2004-2006) et devrait leur coûter 380 millions d'euros en 2012. Les compagnies aériennes, notamment américaines regroupées au sein de l'ATA (Association des transporteurs aériens), qui dénoncent le projet européen, pourraient, désormais, porter l'affaire devant l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
Une étude réalisée par dix-huit partenaires européens pour le compte de la Commission européenne est arrivée à la conclusion que les ressources actuelles de biomasse ne permettront pas de réduire de 50% les émissions du transport aérien d'ici à 2050. Coordonnée par l'Onera, cette étude fait observer que les capacités agricoles mondiales ne seraient pas suffisantes pour satisfaire à la fois les besoins alimentaires et ceux en biocarburant.
D'ici à 2020, les transports devront faire appel à des énergies renouvelables pour 10% de leur consommation. Afin de suivre les actions engagées, le gouvernement a installé, hier, un Observatoire des biocarburants.
A compter du 1er janvier 2012, toutes les compagnies aériennes desservant l´UE devront payer un dédommagement pour 15% de leurs émissions de CO2. La Chine et la Russie ont à nouveau dénoncé l´initiative « unilatérale » de la Commission.
British Airways évalue à près de 50 millions d'euros le montant de sa facture générée par ses émissions carbone. Il s'agit de la facture la plus élevée qu'aurait à acquitter une compagnie aérienne, selon la législation européenne portant sur les émissions carbone.
Les recherches sur les nouveaux carburants avancent à grands pas. Ainsi des essais sont menés sur plusieurs gros porteurs, pour utiliser des huiles de cuisine ou des dérivés d'algues, mélangés à des carburants traditionnels. Ces différents projets seraient sur le point d'être utilisés dans l'aviation commerciale.
Le gouvernement américain a lancé un programme d'investissement de plus de 500 millions de dollars dans les biocarburants militaires. L'objectif du Pentagone est d'utiliser 50% de biocarburants en 2020. Le département de l'Energie américain consacre, depuis 2008, 1,5 milliard de dollars à son programme de recherche et développement. Selon le responsable du programme, Paul Bryan, on peut produire aux Etats-Unis jusqu'à un milliard de tonnes de biomasse par an, ce qui couvrirait largement les besoins du Pentagone.
Le 1er janvier prochain, les compagnies, dont les avions se posent dans l'un ou l'autre des 27 pays de l'Union Européenne, disposeront d'un "permis de polluer" et commenceront à acheter ou à échanger des quotas d'émission de CO2. Mais, de nombreux acteurs du transport aérien et des Etats (Etats-Unis, Chine) contestent les modalités du projet. Le 30 septembre prochain, la Commission Européenne doit répartir les quotas par compagnie.
L'avion électrique constitue une sérieuse piste de travail pour les grands groupes aéronautiques. Outre Solar Impulse, dont la présence a été saluée lors du dernier Salon du Bourget, plusieurs projets sont en cours de développement. Les Echos reviennent sur les principales pistes de travail, dont le concept VoltAir, développé par EADS Innovation Works.
La compagnie Finnair lance, la semaine prochaine, son premier vol avec des biocarburants au départ d'Amsterdam vers Helsinki. Finnair utilisera des biocarburants fabriqués à partir d'huile végétale recyclée (huile de cuisson usagée) fournie par SkyNRG, produisant un mélange à 50% de biocarburant et à 50% de carburant ordinaire. La compagnie prévoit d'effectuer au moins trois vols Amsterdam/Helsinki en utilisant un mélange de biocarburants à 50% dans les deux moteurs. Le ravitaillement aura lieu à Schipol.
Lufthansa a lancé les tout premiers vols passagers quotidiens au monde effectués avec du biocarburant. Les quatre vols quotidiens aller-retour reliant Hambourg à Francfort seront les premiers au monde à utiliser, sur un des deux moteurs, un mélange de biocarburants composé à 50% d'esters et acides gras hydrotraités (HEFA). L'appareil utilisé est un A321 équipé de réacteurs IAE (International Aero Engines). Ces vols quotidiens se poursuivront pendant six mois afin d'étudier l'impact à long terme des biocarburants durables sur les performances avion. Le biocarburant est fourni par la société Neste Oil basée en Finlande. Le premier vol s'est déroulé le 15 juillet.
Le gouvernement a publié, hier, le décret encadrant le bilan d’émission de Gaz à Effet de Serre (GES) et la réalisation d’un Plan Climat Energie Territorial (PCET). En métropole, les entreprises, qui emploient plus de 500 salariés, devront évaluer toutes les émissions imputables aux consommations d’énergie. Elles devront remettre au préfet de région, dont elles dépendent, leur bilan d’émission de GES avant le 31 décembre 2012. Ceux qui ont réalisé un bilan carbone, il y a moins d’un an, bénéficient d’un délai de trois ans.
Alors que les compagnies américaines et chinoises militent contre le projet européen de permis d'émission de CO2, Air France suggère de retenir la première disposition du projet initial de la directive européenne. A savoir l'application des permis d'émission aux seuls vols intra-européens. L'extension mondiale se ferait ultérieurement en cohérence avec les dispositions prises par l'OACI.
Les compagnies américaines comme leurs homologues chinoises s'opposent au système des permis d'émissions que l'Union Européenne, au 1er janvier 2012, va imposer à toute compagnie aérienne qui exploite des lignes à destination de l'Europe. Elles estiment que cette disposition va à l'encontre de la convention de Chicago. L'administration Obama a demandé une exemption pour les compagnies américaines. Quand aux Chinois, ils menacent de réduire leurs commandes d'Airbus si le dispositif n'est pas levé.
Vedette du dernier Salon du Bourget, l'avion Solar Impulse a décollé, dimanche matin, à destination de la Suisse où il s'est posé sur l'aéroport de Payerne peu après 19h30. Auparavant, l'appareil avait été exposé au soleil, vendredi, pour compléter le niveau de charge des batteries. Prochain objectif des constructeurs de Solar Impulse : un deuxième prototype destiné à survoler l'Atlantique en 2013.
Pour la première fois, le Salon du Bourget a réservé un espace aux carburants alternatifs fabriqués à partir d'algues ou de matières premières agricoles qui pourraient permettre de réduire jusqu'à 70% les émissions de GES. Airbus, la Commission européenne et plusieurs compagnies aériennes ont signé un accord prévoyant la production de deux millions de tonnes de biocarburants pour l'aviation d'ici à 2020. De leurs côtés, les motoristes, très attentifs aux vols tests ont présenté des moteurs dont la consommation est en baisse significative.
De nouvelles dispositions pour réduire de moitié les nuisances sonores devraient être prochainement appliquées en complément des aides à l´insonorisation apportées aux riverains des aéroports d´Orly, de Roissy-Charles de Gaulle et du Bourget. Ce projet a reçu l´avis favorable des enquêtes publiques des différentes commissions consultatives de l´environnement et de l´Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (Acnusa). Par ailleurs, le dispositif d´aide à l´insonorisation va être renforcé pour les deux prochaines années.
Diamond Aircraft a présenté un avion de deux places équipé d´un moteur hybride au Salon du Bourget. L´avion est propulsé par un moteur électrique de 70kW de Siemens. Celui-ci tire son alimentation d´un générateur consommant du carburant. Quant à la puissance supplémentaire nécessaire au décollage et à la montée de l´avion, elle est fournie par une batterie conçue par EADS. Ce système hybride a été monté sur un avion HK Super Dimona qui a effectué son premier vol début juin.
Lors du salon du Bourget, le ministère de l'Ecologie a signé un protocole avec le CORAC pour poursuivre les travaux de réduction de l'impact du transport aérien sur le climat et pour le développement de biocarburants aéronautiques. Par cet accord, qui octroie au CORAC 12 millions d'euros, la communauté aéronautique s'engage à effectuer, d'ici 2013, des travaux de recherche sur quatre projets destinés à mieux comprendre les conséquences du transport aérien sur l'environnement. Par ailleurs, trois démonstrateurs technologiques, portant sur de nouveaux types de fuselage, d'équipements et de moteurs d'avions, vont être réalisés.
Eurocopter Deutschland et SDV ont annoncé, lors du salon du Bourget, la signature de la convention Save Program, par laquelle les deux partenaires s'engagent à réduire de 20% leurs émissions de CO2 sur trois ans. SDV, principal prestataire logistique de l'hélicoptériste, devrait mettre en place un dispositif pour réduire l'empreinte carbone du transport et compenser les émissions de CO2 résiduelles.
EADS Innovation Works, le réseau de Recherche & Technologie du groupe EADS, a présenté, durant le salon du Bourget VoltAir, un concept de système de propulsion tout électrique, qui vise à concevoir un véhicule aérien zéro émission qui pourrait être opérationnel dans une vingtaine d'années.
L'intégration du secteur de l'aviation dans le système européen d'échanges de quotas de CO2 prévue pour le 1er janvier 2012 ne fait pas l'unanimité tant auprès des transporteurs eux-mêmes que des Etats. Iata estime à 1,5 milliard d'euros la note pour l'ensemble des transporteurs. La totalité ne pourra être reportée sur le coût des billets acquittés par les voyageurs et les compagnies européennes redoutent une distorsion de concurrence. D'aucuns envisagent d'ores et déjà d'éviter l'Europe au profit des pays du Golfe et les Chinois menacent de ne plus acheter d'Airbus.
Dans un entretien accordé au Parisien, André Borschberg et Bertrand Piccard, respectivement pilote et cofondateur du Solar Impulse, estiment que leur avion va les aider à convaincre les politiques de faire plus d'efforts dans les économies d'énergie. Ils ont commencé à travailler sur le projet en 2003 et, en huit années de travail avec l'Ecole polytechnique de Lausanne, ils ont mobilisé près de deux-cents ingénieurs et consultants et regroupé quelque quatre-vingts partenaires.
Parti à l'aube de Bruxelles, l'appareil a atterri au Bourget, hier soir, vers 21h15, après 16 heures de vol. Le pilote, André Borschberg, devait, en effet, éviter la densité de trafic de fin d´après-midi des long-courriers de l´aéroport Charles de Gaulle.
Le futur siège du ministère de la Défense, qui sera implanté porte de Sèvres, disposera de quelque 100 000 m2 de bureaux. Mis à part les sous-sols et le centre opérationnel sécurisé, 80% des surfaces ne disposeront pas de climatisation. L'architecte Nicolas Michelin a fait le pari d'une ventilation naturelle sans moteur. Tous les bureaux bénéficieront de la lumière du jour et seront disposés autour d'une quinzaine de jardins. L'air sera rafraîchi par un système de "cheminées aérauliques". En outre, la toiture sera recouverte de 7 000m2 de panneaux photovoltaïques.
Alors que le système européen d'achat de quotas d'émissions de CO2 doit entrer en vigueur dans six mois, les compagnies aériennes s'inquiètent des conséquences de cette mesure sur leur activité. Lors de l'assemblée générale de Iata, qui se tient à Singapour, Giovanni Bisignani, directeur général de l'association, a qualifié d'illégal le projet, précisant : "cela revient à rafler 1,5 milliard de dollars de cash aux compagnies aériennes sans réduire en rien leurs émissions". Plusieurs autres voix s'élèvent contre ce projet, de Tom Enders à Jean-Cyril Spinetta, en passant par les autorités chinoises ou l'Association des Compagnies Américaines.
Pour la première fois, un responsable des Nations Unies, Christiana Figueres, a reconnu que le retard accumulé dans les négociations sur le climat ne permettra pas de trouver un accord avant la date butoir de 2012.
EADS et Peugeot vont tester des carburants à base de micro-algues. Ces essais chercheront à déterminer si ce carburant biologique est compatible avec les moteurs. Alpha Biotech, une société de Loire-Atlantique, associée à EADS et à Peugeot sur le projet, se donne cinq ans pour réduire de moitié le coût de production de la biomasse, l'ambition étant d'arriver à produire un litre de carburant à un euro.
Selon Pékin, Airbus pourrait faire l'objet de représailles commerciales de la part de la Chine si Bruxelles persiste à vouloir imposer aux compagnies aériennes chinoises de payer pour une partie de leurs émissions de CO2 à partir du 1er janvier prochain.
Le projet de Bruxelles d'inclure l'aviation dans le système européen d'échanges de quotas d'émissions de dioxyde de carbone suscite diverses oppositions de la part de compagnies aériennes. Selon La Tribune, citant des experts, le projet va à l'encontre des règles internationales inscrites dans la convention de Chicago de l'OACI. Or, sans accord au sein de l'OACI, l'Europe aura du mal à imposer son système aux compagnies étrangères.
Dans le cadre de la Journée Internationale de la biodiversité des Nations Unies qui s'est déroulée il y a quelques jours, Airbus s'efforce d'encourager les jeunes à s'engager sur le thème de la biodiversité en participant à The Green Wave. L'avionneur a mis en place différentes initiatives à travers le monde et mobilise à ce sujet l'ensemble de ses 52 500 salariés.
Solar Impulse, qui sera l'invité spécial du Salon du Bourget 2011, s´est posé sans encombre, vendredi en fin d´après-midi, sur l´aéroport international de Bruxelles. L´avion solaire, équipé de quatre moteurs de 10 CV chacun, avait décollé un peu moins de treize heures auparavant de Payerne en Suisse. Les deux villes ont été ralliées à une altitude moyenne de 3600 m avec des pointes de vitesse proche de 70 km/h. Bertand Picard, cofondateur du projet avec André Borschberg, pilote de Solar Impulse, milite pour "l´utilisation de nouvelles technologies vertes afin d´épargner les énergies fossiles".
Les experts du climat prévoient une montée en puissance des énergies renouvelables. Celles-ci pourraient fournir 77% de la consommation d'énergie en 2050, selon le scénario le plus optimiste. Toutefois, pour y parvenir, les investissements seraient considérables. Selon les calculs des experts, les énergies en question permettent aujourd'hui de répondre à 13% des besoins mondiaux en énergie primaire (contre 85% pour les énergies fossiles et 2% pour le nucléaire).
Un drone Scancopter 450 vient d'effectuer son premier vol au-dessus du vignoble du Château Luchey-Halde, aux portes de Bordeaux. Dernier-né de la société Fly-n-Sense, basée sur la Technopole de Mérignac, ce drone est capable de survoler une zone en statique ou de voler jusqu'à une vitesse de 70 km/h et s'élever jusqu'à 260 mètres au-dessus du sol. Muni d'une caméra, il peut fournir des informations sur l'état sanitaire des vignes à certaines périodes importantes du cycle de croissance.
Selon une étude américaine, publiée la semaine dernière dans la revue Water Resources Research, citée par Le Journal de l’Environnement, les algues pourraient permettre une économie représentant jusqu’à 17% des importations de pétrole aux Etats-Unis. L’algocarburant permet de produire moins d’émissions de CO2 que les énergies fossiles et possède également l’avantage, pour les Etats Unis, d’être produit sur place et donc d’éviter le transport. L’étude fait néanmoins apparaître que 350 litres d’eau sont nécessaires à la production d’un litre de carburant. «Des économies d’eau peuvent être réalisées si les algues sont cultivées dans les régions américaines qui ont le climat le plus ensoleillé et le plus humide », précise l’auteur de l’étude.
"D'ici à quinze ans, 7200 avions de la première génération de composites devront être démantelés" observe Pascal Dublineau, expert matériaux et procédés chez Airbus. En 2010, la production de déchets composites a atteint 300 tonnes en France. Airbus s'est associée au pôle de compétitivité EMC2 basé à Nantes pour organiser une filière complète de recyclage, depuis la collecte des matériaux, jusqu'aux possibilités de valorisation commerciale des fibres recyclées. D'ici à 2012, Airbus prévoit de construire une unité de recyclage pilote.
L'Usine Nouvelle fait le point sur la naissance d'une filière de l'éolien "du littoral Atlantique à la mer du Nord". De nombreuses industries et organismes sont impliqués dans cette activité en croissance : ainsi Bureau Veritas est impliqué dans le projet Poséole, de navire spécifique pour la pose d'éolienne. DCNS, de son côté, développe un technocampus à Nantes qui réunira 300 chercheurs. Au Havre, enfin, 42 entreprises travailleront à la construction et à l'installation d'éoliennes ; parmi elles, le fabricant de nacelles Aircelle.
Bruxelles a dévoilé, hier, un projet de taxe carbone qui suscite d'ores et déjà de nombreuses réactions. A noter que cette taxe s'appliquerait aux secteurs des transports, au bâtiment et à l'agriculture. L'industrie lourde et l'aviation ne sont pas concernées car déjà intégrées à un mécanisme d'allocations de droits à polluer (ETS).
La norme internationale Iso 26 000 porte sur la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Elle couvre sept thèmes : gouvernance, droits de l'homme, relations et conditions de travail, environnement, bonnes pratiques des affaires, questions relatives aux consommateurs et engagement sociétal. L'Usine Nouvelle revient sur cette norme qui ne fait pas l'objet d'une certification et qui se veut plutôt "un guide méthodologique" ayant pour but d'aider les entreprises, collectivités et organismes à y voir plus clair dans le domaine de la RSE. Air France Industries, qui a été évaluée par Bureau Veritas Certification France en novembre 2010, apporte son témoignage en la matière : l'entreprise a été le premier opérateur de maintenance aéronautique à adopter cette norme.
Selon le projet de taxe carbone européenne que Bruxelles souhaite mettre en place, les taxes sur tous les produits énergétiques seraient, à terme, soumises à un minimum de 20 euros par tonne de CO2 émis. Elles devraient par ailleurs respecter un seuil de 9,6 euros par gigajoule pour les carburants et de 15 centimes par gigajoule pour les combustibles.
La Commission Européenne a sommé, mercredi, l'Allemagne, la Pologne, Chypre et l'Estonie de légiférer pour obliger les transporteurs aériens à payer pour les émissions de gaz à effet de serre de leurs avions. Comme en a décidé l'Union Européenne, tous les transporteurs aériens fréquentant son territoire devront, à compter de 2012, acheter 15% des droits à polluer alloués au secteur. Cela représente quelque 200 millions de tonnes d'équivalent CO2 annuels. La transposition devait avoir été effectuée pour le 2 février 2010. Or, malgré une mise en demeure le 25 mars 2010, ces quatre pays n'ont toujours pas achevé leur procédure.
Après s’être lancé dans un projet de production de biocarburant en Espagne, associé à Iberia (synthèse du 1er avril), Airbus va procéder, au Mexique, à un premier vol utilisant un carburant à base de jatropha. Ce vol sera effectué entre Mexico et Tuxtla Gutierrez (Etat du Chiapas) par un A320 de la compagnie Interjet dont un réacteur, n’ayant subi aucune modification, utilisera 30% de biocarburant. "Ce vol d’essai est l’aboutissement d’un projet lancé par Interjet, visant à développer une chaîne de production de biocarburants renouvelables", a déclaré le président d’Interjet.
Dès 2012, l´aviation sera incluse dans le marché de quotas de CO2 européen (ETS). United Continental Holdings considère que les dispositions européennes sont pénalisantes pour les compagnies américaines. "Elles sont inappropriées", estime Jeff Smisek le directeur général de United Continental. De son côté, un dirigeant de Boeing a demandé la semaine dernière à l'Union Européenne de clarifier sa définition d'agrocarburant considéré comme "carburant à zéro émission". Les compagnies aériennes attendent beaucoup de ces agrocarburants pour diminuer leur émission de CO2.
Les avionneurs se réunissent aujourd'hui à Madrid pour envisager les pistes permettant une réduction des impacts environnementaux du transport aérien. Les acteurs du transport aérien poursuivent plusieurs pistes de front. Dernière initiative en date chez Airbus, la participation à un programme complet à base de plante caméline, en partenariat avec la compagnie Tarom.
Airbus, Iberia et le gouvernement espagnol on signé un accord portant sur le développement d'une chaîne de valeur espagnol complète, dont le but est la production de biocarburant d'avion durable et renouvelable, pour une utilisation commerciale. D'autres acteurs majeurs doivent se joindre à cet accord. La première phase portera sur l'étude de faisabilité. Après une seconde phase de sélection des solutions possibles, la phase trois, à compter de 2014, s'intéressera à la mise en place et à l'application à grande échelle du processus de production.
La production d'agrocarburant à partir de la plante jatropha émettrait plus de gaz à effet de serre que les énergies fossiles, estime une étude publiée récemment par quatre ONG. Celles-ci affirment que "les émissions produites lors des processus de production (...) émettraient entre 2,5 et 6 fois plus de gaz à effet de serre que les énergies fossiles traditionnelles". Un projet de production de jatropha est en cours de développement au Kenya. Les promoteurs de ce projet rejettent ces accusations.
Airbus, la compagnie aérienne roumaine Tarom et d'autres industriels vont créer une plate-forme de production de bio-kérosène, à partir de la caméline, une plante qui pousse en Roumanie. Airbus apportera son expertise technique et son expérience de gestion de projet.
La Commission Européenne s'est donnée en début de semaine comme objectif une réduction de 80% des gaz à effets de serre (GES) entre 1990 et 2050. Après adoption, le seuil intermédiaire passerait de 20% à 25% d'ici à 2020. Cette disposition s'explique par une baisse des émissions plus importante que prévue à cause de la crise de l'économie et la hausse du prix de l'énergie. D'où une accélération de la phase de transition à moindre coût.
Des industriels ont investi, il y a quelques années, sur un arbuste, le Jatropha, supposé prospérer sur les terres arides inutilisées. Des milliers d´hectares ont été plantés en divers points du monde. Aujourd´hui, l´arbuste ne tient pas ses promesses. Les rendements ne sont pas au rendez-vous. Il demande des soins intensifs et "comme n´importe quelle plante, il a besoin d´eau et de sels minéraux" souligne un botaniste. Il a tendance à déserter les sols secs pour des terres plus grasses au détriment de cultures alimentaires. Quelques industriels y croient toujours, sous réserve d´effectuer des travaux de recherche pour sélectionner et améliorer les plants.
Pour la première fois, l'Union Européenne a chiffré les efforts que devront effectuer les principaux secteurs d'activité des Etats membres pour atteindre l'objectif de réduction, de 80 à 95%, des émissions de CO2 en 2050, par rapport à 1990. Selon un document cité par Le Monde, la réduction devra être de plus de 93% dans la production d'énergie, de 83% à 87% dans l'industrie et de 54% à 67% dans les transports. Au total, le besoin de financement s'élèverait à 270 milliards d'euros par an, durant les quatre décennies à venir.
Saft fournira le stockage d'énergie renouvelable pour le programme 2500 R Street, premier lotissement en Californie doté d'un micro-réseau de distribution électrique. Celui-ci comprend 34 pavillons à construire à Sacramento qui seront tous dotés d'un système d'intégration solaire Sunverge Energy, équipé d'un dispositif de stockage d'énergie Saft (batteries lithium-ion).
Alors que l'OACI veut tenter de plafonner les émissions de CO2 liées à l'aviation à partir de 2020, une étude Swafea (Sustainable Way for Alternative Fuel an Energy in Aviation), commandée par la Commission Européenne, estime en fait hasardeux d'envisager d'atteindre cet objectif, même en 2030. A cet horizon, l'aviation ne disposera pas, en effet, de suffisamment de biocarburants pour atteindre cet objectif.
Bioalgostral, start-up réunionnaise, va lancer sur l'île une préproduction industrielle de micro-algues. Le démonstrateur sera construit dans les prochaines semaines sur 1 000 M2. Ces organismes, nourris par des effluents de station d'épuration, produisent, après raffinage, un biocarburant. L'an passé, EADS avait fait voler un bimoteur dont le carburant était constitué à 100% de ce produit. La société est partie prenante, avec PSA et Akuo Energy, du consortium qui finance la première phase du projet de Bioalgostral, qui s'est associée à l'entreprise allemande IGV GmbH.
Actuellement, seules les sociétés cotées en Bourse sont tenues de publier un rapport de développement durable. La loi Grenelle 2 prévoit d'étendre cette disposition à toutes les entreprises de plus de 500 salariés. Considérant que la mise en oeuvre d'un tel rapport engage des coûts élevés de reporting, l'Association Française des Entreprises Privées (Afep) s'y montre hostile. Pour Mireille Chiroleu-Assouline de l'Ecole d'économie de Paris, "permettre aux entreprises de poser ce diagnostic revient, non à leur imposer une contrainte supplémentaire, mais à leur fournir un outil de maîtrise de leur avenir".
Un colloque portant sur les carburants alternatifs destinés à l'aviation se tient les 9 et 10 février à Toulouse. Le SWAFEA (Sustainable Way for Alternative Fuel and Energy in Aviation) est organisé par l'IFP Energies Nouvelles, l'Onéra et Airbus.
Cofondateur de la société Solar Impulse, Bertrand Piccard fait part de ses réflexions dans la page "Green Business" de La Tribune. Il estime qu'économie et écologie vont de pair. "Il faut faire en sorte, souligne-t-il, que la protection de l'environnement soit rentable". Il fait observer : "tant qu'on gaspillera de l'énergie, les [énergies] renouvelables ne pourront compenser ce gaspillage". Pour assurer leur développement, il préconise des "législations qui imposent", par exemple, des voitures propres ou bien "des bâtiments dont la construction devra être soumise à des normes énergétiques draconiennes".
L'avion solaire de Bertrand Piccard n'a d'autre raison d'être que de démontrer qu'on peut "économiser l'énergie tout en produisant de l'énergie propre". Après avoir réussi à faire voler un appareil pendant plus de 24 heures exclusivement à l'énergie solaire, il vise désormais la possibilité de réaliser un tour du monde en 2013 sur la base de cinq escales. Chaque tronçon devrait durer entre trois et quatre jours.
"Avec un baril de pétrole à 100 dollars (...), nous n'avons pas besoin d'ETS (Emission Trading System), pour nous inciter à réduire notre consommation de carburant", a déclaré le président d'Air France, Jean-Cyril Spinetta. Il craint que le système d'achat des quotas d'émission de CO2 ne freine le développement des compagnies aériennes européennes qui devront mettre en place ce dispositif pour 2012, face aux compagnies non assujetties à l'ETS. Pour Air France, la facture s'élèverait à 150 millions d'euros la première année.
La ministre chargée de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, souhaite améliorer la qualité de vie des 620 000 résidents qui habitent dans un périmètre proche de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. Le développement économique de l'aéroport ne sera possible que "si la qualité de vie des riverains s’améliore" a-t-elle déclaré. Dès la fin 2011, les avions les plus bruyants seront interdits de vol entre 22 heures et 6 heures du matin. "Nous n'avons pas l'intention de fermer Roissy la nuit, a souligné la ministre, mais la contrepartie de cette non-fermeture, ce sont des mesures très significatives". Pour Alain Peri, vice-président de l'Association de défense contre les nuisances aériennes (Advocnar), c’est "un changement de comportement des pouvoirs publics".
27 janvier 11 - lejournaldelenvironnement.com - Le Monde
Directeur de la branche Propulsion du groupe Safran, il succède à Fabrice Brégier (Airbus), à la tête du Conseil pour la recherche aéronautique (Corac). De son côté, Fabrice Brégier a récemment pris la tête de l'association Pacte PME, qui vise à favoriser les relations entre grandes entreprises et PME innovantes.
Responsable de l'ISO 14001 pour les sites français d'Eurocopter, Mathieu Trintignac se mobilise actuellement sur le renouvellement de l'ISO 14001 et sur la réglementation Reach. Dans une interview, il explique comment est organisée la démarche environnementale au sein des usines et des équipes de l'hélicoptériste.
"Les Rencontres du Grand Roissy" qui se tiennent lundi et mardi prochains à Roissy, organisées par la préfecture de la région Ile-de-France, visent à s'inspirer des bonnes pratiques développées dans d'autres aéroports mondiaux pour un développement durable de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.
* Lundi 24 et mardi 25 janvier, à l'Orangerie, au centre culturel de Roissy-en-France.
"Aucun impact sur l´environnement n´a été constaté", après les lancements successifs d'Ariane depuis quatorze ans, affirme Sandrine Richard, la responsable du suivi environnemental au Cnes. Avec l´arrivée du lanceur Soyouz, le CSG, qui dispose déjà d'un plan de mesure environnemental, prépare désormais un PPRT (Plan de Prévention des Risques Technologiques). De son côté, Ecobios, un bureau d´études qui surveille l´impact des lanceurs sur les oiseaux, souhaite améliorer la qualité du suivi, en mettant en place une nouvelle méthode. Ce suivi, accepté par le Cnes, sera réalisé sur tout le CSG. "Il va rassurer les riverains qui avaient développé une certaine suspicion vis-à-vis des activités du Cnes", reconnaît Olivier Tostain, un chercheur d'Ecobios. "Il fallait mettre en place un suivi plus pertinent", ajoute-t-il.
Marie-Claire Daveu est la directrice de cabinet de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement. A lire son portrait dans Les Echos.
Les pays signataires de la convention de l'ONU sur le changement climatique ont adopté, vendredi soir à Cancun, le texte présenté par le Mexique. L'accord prévoit de limiter la hausse de la température moyenne de la planète à 2°C au-dessus des niveaux pré-industriels. Il crée le fonds qui servira à gérer les 100 milliards d'euros d'aides promises par les Occidentaux aux pays les plus pauvres pour les aider à faire face aux conséquences du changement climatique et mettre en place des politiques de réduction de leurs émissions.
Cette distinction a été décernée à Aéroports de Paris (ADP) par la Commission Européenne. Il s´agit d´un programme de certification en matière de gestion carbone mis en place par l'ACI-Europe (Airports Council International : l´association professionnelle des gestionnaires d´aéroports). Cette certification évalue et reconnaît les efforts entrepris par les aéroports afin de réduire leurs émissions en gaz à effet de serre. Elle atteste des progrès réalisés par les aéroports Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly dans ce domaine.
En dépit de l´avis favorable donné, il y a quelques semaines par la Commission consultative de l´environnement (CCE) de Paris-Orly, l'Acnusa (Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires) considère que le projet modifiant l´altitude d´arrivée des avions en provenance du sud-est ne respecte pas les engagements pris dans le cadre du Grenelle de l'environnement.
La norme ISO 14001, reconnue au plan international, met en évidence les systèmes de management environnemental efficace au sein d´une société, d´une entreprise ou d´une organisation. Le renouvellement que vient d´obtenir Airbus, pour ses sites du monde entier, s´appuie sur les réalisations successives liées à la protection de l´environnement dans l´ensemble des activités de la société. "L´ISO 14001 fait à présent partie de la culture d´Airbus", souligne Rainer Ohler, directeur Public Affairs, Communications & Environment d´Airbus avant de rappeler : "nous avons été les premiers de notre secteur à appliquer cette norme".
Global Bioénergies a été créée en 2008, grâce à un financement obtenu auprès d'Oséo. Elle regroupe, aujourd'hui, une vingtaine de chercheurs au Génopole d'Evry (Essonne) qui étudient le comportement de bactéries transgéniques en vue de produire des biocarburants. A la différence d'autres laboratoires, Global Bioénergies s'attache à la production d'un hydrocarbure gazeux. "L'avantage d'un gaz, facilement convertible en essence, en kérosène ou en diesel, est qu'il évite les opérations (...) coûteuses et gourmandes en énergie" affirme Marc Delcourt président de la jeune société.
L'industrie aéronautique se mobilise depuis plusieurs années pour atteindre les objectifs fixés par le Conseil consultatif pour la recherche aéronautique en Europe (Acare) en matière de développement durable : une réduction de 50% des émissions de dioxyde de carbone, de 50% du bruit perçu et de 80% des émissions d'oxydes d'azote à l'horizon 2020. Pour y parvenir, les principaux acteurs de la filière française se sont regroupés au sein d'une structure associative, le Corac (Conseil pour la recherche aéronautique civile), afin d'identifier les axes de recherche stratégique. Parmi les grands projets, les fuselages et les voilures en matériaux composites, la propulsion et les fonctions électriques.
Airbus a annoncé officiellement ce matin qu'il allait proposer, "en option", de nouveaux réacteurs permettant une plus grande réduction de consommation de carburant. Ce programme, baptisé "NEO" (New Engine Option) et reporté plusieurs fois, aurait un coût de 1,2 milliard d'euros au total. Le futur moyen-courrier, attendu pour 2016, offrirait deux types de moteurs possibles, le Leap X de CFM International et le PurePower PW1100G de Pratt & Whitney. Les appareils disposeront, par ailleurs, de "Sharklets" aux extrémités de la voilure, qui permettent également de réduire la consommation. Les gains de consommation annoncés seraient de 15%, ce qui représenterait jusqu'à 3 600 tonnes d'émission de CO2 par an en moins par appareil. Les appareils disposant de tels réacteurs bénéficieraient ainsi d'une autonomie pouvant aller jusqu'à 950 kilomètres supplémentaires ou d'une charge marchande de deux tonnes supplémentaires. Airbus prévoit un marché potentiel de 4 000 appareils de cette famille sur les quinze prochaines années.
Lufthansa lancera, au cours du premier semestre 2011, les premiers vols passagers commerciaux au monde effectués en A321 équipé de réacteurs IAE (International Aero Engines) alimentés par du biocarburant et assurant la ligne Hambourg-Francfort. Ces vols seront les premiers au monde à utiliser un mélange de biocarburant composé à 50% d'huile végétale hydrotraitée (HVO). Ils démarreront en avril et se poursuivront durant six mois dans le cadre du projet R&T "Burn Fair". Celui-ci a pour objectif d'étudier l'impact à long terme des biocarburants durables sur les performances des avions. Pour Tom Enders, de tels vols "constituent un grand pas en avant dans notre quête d'un avenir durable pour l'aviation".
Le Sénat a adopté, vendredi soir, le budget de la mission "Ecologie, développement et aménagement durables" et du budget annexe "Contrôle et exploitation aériens". Ces budgets sont dédiés à la mise en oeuvre du Grenelle Environnement.
Alors que s'ouvre le sommet du climat à Cancun, la Commission européenne, qui constate un doublement des émissions de gaz à effets de serre dues à l´aviation depuis 1990, a adressé un "avis motivé" à sept Etats membres. Il leur demande qu´ils accélèrent l'adoption de mesures destinées à mettre en oeuvre la législation de l'UE sur les émissions des transports aériens, en vue de l'intégration du secteur de l'aviation dans le système d'échange de quotas d'émission (ETS) en 2012. En France, une ordonnance publiée le 22 octobre dernier au Journal Officiel transpose cette directive dans le droit français.
Dans un supplément "Energies citoyennes", Le Figaro (daté du 23 novembre 2010) s'interroge sur l'avenir des microalgues. Elles sont jusqu'à trente fois plus productives que les agrocarburants et mobilisent moins de surface cultivable. En outre, "leur production hors sol ne rentre pas en compétition avec les cultures alimentaires", explique un chercheur de l'Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique) à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes) où s'est implanté un centre de production de biocarburant à partir de microalgues. Il a noué des partenariats, entre autres, avec EADS et des essais devraient être effectués, l'an prochain, sur des moteurs aéronautiques et automobiles.
La convention IROQUA (Initiative de Recherche pour l'Optimisation acoustiQUe Aéronautique), qui lie les principaux acteurs de l´aéronautique, a été renouvelée dans le cadre du COnseil pour la Recherche Aéronautique Civile (CORAC). Elle a pour mission de parvenir à une réduction de 50 % du bruit perçu des aéronefs d´ici à 2020. Aéroports de Paris et Air France ont rejoint la démarche initiée par les autres acteurs au premier rang desquels Airbus, Dassault Aviation, Safran, le CNRS. Désormais, IROQUA souhaite s´ouvrir à des experts en sciences humaines, ainsi qu´à des psycho-acousticiens, qui pourront travailler sur la dimension sociétale du bruit perçu. Ses travaux sont conduits par un Comité de Coordination et de Pilotage animé par le directeur de programme de l´Onera, Laurent Leylekian.
TAM Airlines et Airbus ont fait voler un A320 dont les moteurs étaient alimentés par du biocarburant. Il était composé d'un mélange, pour moitié de biocarburant issu du Jatropha, une plante originaire du Brésil et, pour l´autre moitié, de kérosène aéronautique classique. Vingt membres du personnel de TAM Airlines et d´Airbus étaient à bord de l´A320, équipé de réacteurs CFM56 pour un vol de 45 minutes au départ de Rio de Janeiro. Airbus et TAM ont franchi une étape décisive en vue de la définition d´un biocarburant aéronautique, "une solution à la fois durable et commercialement viable", a déclaré Tom Enders, Président d´Airbus. Des études montrent que le biocarburant à base de Jatropha pourrait réduire jusqu´à 80% l´empreinte carbone.
Si le développement durable est désormais inscrit dans la culture d'entreprise, il n'en est pas de même pour la biodiversité. Selon les chiffres fournis lors de la récente conférence de Nagoya sur les interactions entre entreprises et nature, elles ne sont que 9 % à intégrer ce sujet dans leur politique de développement durable. Leur rôle est pourtant non négligeable en matière de conservation de la nature. Aussi, le Conseil mondial des entreprises pour le développement durable (WBCSD) envisage-t-il l'élaboration d'un mécanisme de marché proche de celui créé pour les émissions de CO2.
Dans un rapport appelé à faire autorité en France, l'Académie des Sciences a estimé, hier, que la hausse des émissions de CO2, "et à un moindre degré, des autres gaz à effet de serre, est incontestablement due à l'activité humaine". Saisie au printemps par 600 chercheurs français travaillant dans le domaine du climat, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, avait chargé l'Académie d'organiser une confrontation entre les climatologues et leurs opposants.
Christian Estrosi, ministre chargé de l'Industrie, estime "disproportionnées" les procédures des installations classées pour la protection de l'Environnement (ICPE) appliquées aux PME "s'il s'agit d'une évolution mineure sur un site présentant des risques limités". Le Gouvernement a décidé d'étudier, d'ici à mi-2011, les modalités d'une extension du régime d'enregistrement à un nombre plus important de sites industriels. Ce régime simplifié permet de ramener d'un an à quatre mois la procédure nécessaire pour obtenir les autorisations.
FedEx Express, filiale messagerie de FedEx, a ouvert, fin juin à Cologne, un hub alimenté à l'énergie solaire, via des panneaux solaires s'étalant sur 16 000 m2 et à même de produire 800 000 kWh par an. Le centre de tri automatique est capable de traiter 18 000 paquets par heure. L'investissement, financé conjointement par l'opérateur et l'aéroport de Cologne, s'élève à 140 millions d'euros.
Le ministère de l'Ecologie a mis en ligne un nouvel outil internet destiné aux entreprises qui souhaitent évaluer leurs liens d'interdépendance avec la biodiversité. Dénommé EBEvie, le site doit leur permettre de mesurer "les impacts positifs ou négatifs de leurs activités sur la biodiversité, leurs liens de dépendance avec les services rendus par les écosystèmes, ainsi que les risques et opportunités qui en découlent'.
Une ordonnance, parue le 22 octobre au Journal Officiel, modifie le code de l'environnement dans la continuité de la loi Grenelle II afin de transposer certaines directives européennes et d'adapter le droit interne à des conventions et des règlements internationaux. L'ordonnance transpose, notamment, la directive 2008/101/CE, qui vise à intégrer les activités aériennes dans le système communautaire d'échanges de quotas d'émissions de gaz à effet de serre (GES).
Thales a réalisé des audits sur quatre de ses sites pour évaluer l'impact précis de ses activités sur l'écosystème local. Le groupe a choisi des sites pilotes représentatifs de ses activités qui ont été audités sur la base de trois indicateurs clés. L'expérience doit permettre au groupe de prendre les devants face au durcissement des réglementations internationales et à la médiatisation croissante de cette thématique.
La notion de développement durable s'impose de plus en plus dans les entreprises. Selon le Global Compact, étude spécifique triennale consacrée au sujet, 93% des PDG interrogés estiment que le développement durable et la responsabilité sociale de l'entreprise joueront un rôle essentiel dans le développement de leur activité. Toutefois, le rapport note que la mise en oeuvre d'une politique de développement durable au sein des entreprises demeure toujours aussi complexe, si ce n'est de plus en plus.
190 pays viennent de se mettre d'accord, à Montréal, lors de l'assemblée générale de l'OACI, sur la participation du secteur aérien à la lutte contre le changement climatique. La Commission Européenne va imposer aux compagnies aériennes l'achat de permis d'émissions. L'accord prévoit de ne pas dépasser le niveau d'émissions de CO2 qui sera atteint en 2020. Cela implique un gain de rendement des moteurs de 2% par an dès maintenant et jusqu'en 2050.
Un site internet permet à toute personne ou entreprise qui le souhaite de calculer ses émissions de CO2. Coachcarbone.com, développé par l'ADEME et la fondation Nicolas Hulot, propose en effet un calculateur/simulateur de ses propres émissions. L'outil propose également, à partir du constat ainsi réalisé, diverses pistes d'action permettant de réduire les dites émissions.
Aircelle (groupe Safran) vient de livrer à Snecma un démonstrateur haute technologie de nacelle de moteur d’avion. Ce démonstrateur va permettre d’évaluer de nouvelles technologies qui amélioreront les performances aéronautiques en matière de réduction de niveau sonore, de poids et de coûts d’entretien. Cette nacelle, développée en coopération avec Snecma, est la concrétisation du programme NAIAD (Nacelle Innovative and Acoustic Demonstrator) lancé par Aircelle en 2007.
A l'heure du développement durable, les dirigeants de compagnies aériennes intègrent cette sensibilité nouvelle au moment de renouveler leur flotte. L'alternative proposée par ATR retient l'attention. "Nos appareils ne consomment que 700 kilos de kérosène contre 1 500 pour un jet", souligne Filippo Bagnato, président exécutif d'ATR. Il ajoute : "en une année cela fait une différence de 350 000 gallons pour un avion de 70 places".
Connie Hedegaard, responsable "climat" de l'Union Européenne, s'est dite "très déçue" de l'"inertie" de l'administration américaine sur la question de la réduction des émissions de CO2 pour l'aviation et de son refus de soutenir la proposition européenne de réduire celles des compagnies aériennes internationales.
Le groupe Thales a fait de la protection de l’environnement l’une de ses valeurs éthiques. Pour donner une plus grande visibilité aux questions d’environnement et de développement durable, Thales a souhaité traiter ces questions au travers d'un nouveau portail sur son site web. Dans le cadre de l’année de la biodiversité, le groupe a également publié un guide afin de sensibiliser ses collaborateurs à l’importance de la protection des écosystèmes tout au long du cycle de vie d’un site industriel.
La ronde des ballons au-dessus de l'Antarctique, menée dans le cadre du programme international Concordiasi, vient de débuter avec succès par un premier lâcher de ballon réussi, mercredi soir (heure de Paris), depuis la base de McMurdo. L'objectif de ce programme est de mieux connaître le climat de l'Antarctique et les mécanismes de destruction de l'ozone atmosphérique. Concordiasi est un programme international qui associe des équipes françaises, américaines, italiennes et australiennes. Au total, 19 ballons seront lâchés et dériveront pendant plusieurs mois à 20 kilomètres d'altitude.
La plupart des compagnies aériennes proposent, aujourd'hui, aux passagers de calculer la masse de carbone émise par leur déplacement sur la base d'évaluations. Le nouveau calculateur de Finnair permet de calculer la consommation exacte d'un avion sur une route entre deux escales en prenant en compte les statistiques relevées durant les quatre derniers mois. Le calculateur retient comme critères : le nombre réel de passagers transportés, la masse du fret à bord, et le volume de kérosène consommé. "C'est une première dans l'industrie aérienne", a déclaré la vice-présidente en charge du développement durable chez Finnair.
"L'énergie continuera longtemps, et à juste titre, d'être considérée comme un sujet d'indépendance nationale. Mais les enjeux sont globaux", explique Pierre Gadonneix, président du Congrès mondial de l'énergie qui se tient, du 12 au 16 septembre, à Montréal. L'ancien PDG d'EDF et nouveau président du conseil de surveillance de Latécoère (voir notre synthèse du 2 septembre) souligne dans une interview : "Au sommet de Cancun, en novembre prochain, il faudra parvenir à un accord sur les moyens d'harmoniser les politiques nationales, y compris sur la délicate question des contrôles".
La France, l'Angleterre et l'Allemagne tentent de mettre sur pied des propositions pouvant constituer l'amorce d'une position européenne en vue du sommet sur le climat qui se déroulera à Cancun (Mexique), début décembre. Les ministres plaident pour une réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020, au lieu des 20% fixés à Copenhague. Les représentants de 45 pays sont réunis aujourd'hui et demain à Genève, à l'initiative de la Suisse et du Mexique, pour trouver les solutions permettant de mobiliser les 100 milliards d'euros par an destinés à aider les pays les plus vulnérables à réduire leurs émissions.
Le Cri-Cri, l'avion 100% électrique développé conjointement par EADS Innovation Works, Aero Composites Saintonge et l'association Green Cri-Cri, a effectué, jeudi, son vol inaugural officiel sur l'aéroport du Bourget. L'appareil, un quadrimoteur électrique, a volé durant 7 minutes. Tous les systèmes ont bien fonctionné. Cet avion de voltige, construit sur la base du Cri-Cri d'origine (thermique) de Michel Colomban, ancien ingénieur d'EADS, rassemble plusieurs technologies innovantes comme les structures composites légères, quatre moteurs électriques Brushless à hélices contra rotatives assurant une propulsion sans émissions de CO2, ainsi que des batteries Lithium à forte densité d'énergie. L'appareil dispose d'une autonomie de 30 minutes à 110km/h en vol de croisière.
Un rapport du Conseil Inter-Académique (IAC), rendu public lundi à New-York, recommande une refonte en profondeur du GIEC (Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'Evolution du Climat), de son organisation comme de ses procédures. Le GIEC a été créé en 1988 à la demande des pays du G8 pour fournir régulièrement aux gouvernements une évaluation des connaissances sur l'influence climatique des activités humaines. L'IAC plaide notamment pour la mise en place, par élection, d'un directeur exécutif chargé à plein temps de piloter l'organisation et pour la création d'un comité exécutif comprenant des personnalités extérieures.
Airbus a annoncé la deuxième édition de son concours "Fly Yours Ideas" dont l'objectif est de favoriser l'émergence d'un transport aérien plus "vert". Le concours est destiné aux étudiants de toutes les disciplines. La première édition avait mobilisé, en 2008-2009, 2 350 étudiants de 80 pays. Le concours se déroule en 3 étapes, avec une finale prévue en juin 2011 lors du salon du Bourget. (voir www.airbus-fyi.com)
Certaines opérations d'aménagement ou d'équipement public d'envergure ne peuvent être entreprises qu'après que leur utilité publique ait été solennellement "déclarée" par décision de l'Etat, à la suite d'enquêtes publiques obligatoires. Le Conseil d'Etat vient de décider que ces DUP (Déclaration d'Utilité Publique) soient désormais soumises à la Charte de l'environnement. Yann Aguila, conseiller d'Etat et membre du Club des Juristes, revient dans Les Echos, sur les conséquences d'une telle réforme.
Aeroconseil a lancé au printemps dernier son offre "Fuel Efficiency". Vueling, une compagnie low-cost espagnole, est devenue un nouveau client de ce service. Fuel Efficiency est une méthodologie qui apporte aux compagnies une assistance leur permettant de mieux contrôler les coûts d'opérations et leurs dépenses de fuel.
Les dépenses françaises (privées et publiques) en matière de protection de l'environnement ont atteint, en 2008, le montant record de 44 milliards d'euros, en hausse de plus de 4% en un an. Les dépenses de recherche et développement ont progressé de 7% pour atteindre 3,651 milliards d'euros. Ces sommes ne représentent qu'une face de l'économie verte, celle de la demande. Côté offre, les "éco-activités" ont généré en 2008 plus de 62 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
Le projet collaboratif européen CORINE a pour objectif d’améliorer la performance environnementale des matériaux et procédés dès la conception et la fabrication des hélicoptères. Planifié sur trois ans, CORINE a pour objectif de fournir aux PME un outil d’éco-conception collaboratif entre donneurs d’ordre et fournisseurs. Il permettra d’identifier et d’intégrer de nouveaux matériaux et procédés tout au long du cycle de vie de l’hélicoptère. Le projet s’inscrit dans une dynamique de filière afin que sous-traitants et donneurs d’ordres améliorent conjointement les performances environnementales de leurs produits. Ce projet s'inscrit dans la démarche Bluecopter d'Eurocopoter et regroupe, notamment, Bonnans SA et Rex Composites.
Marie Bonnet est nommée conseiller développement durable, recherche et industrie au cabinet du Premier ministre, François Fillon. En 2007, elle avait occupé le poste de sous-directeur du transport aérien international à la direction de la régulation économique du ministère de l'Ecologie.
Une dizaine de ministres ont adopté hier une nouvelle stratégie pour favoriser la croissance verte entre 2010 et 2013, la "Stratégie Nationale de Développement Durable" (SNDD). Ce SNDD 2010-2013 se présente sous la forme d'un document volontairement synthétique structuré en 9 défis clés, chacun décrit en termes d'objectifs, de choix stratégiques et de leviers d'actions. D'ici la fin de l'année, chaque ministère devra présenter un plan d'actions prenant en compte les objectifs de la SNDD. Selon un classement publié par les universités de Yale et Columbia en mai 2010, la France se classe en 7ème position mondiale en termes de "performance environnementale".
Le salon de Farnborough a permis de constater que l'idée d'utiliser des biocarburants dans le secteur aéronautique fait son chemin. Cet optimisme est conforté par le fait que produire de tels carburants en quantité suffisante pour leur utilisation apparaît beaucoup plus plausible qu'il y a seulement un an. L'ambition d'IATA d'atteindre une croissance "zéro" carbone dans l'aérien à moyen terme est désormais réalisable estiment des représentants de l'United Alternative Aviation Fuels Display.
Anne Amson est nommée secrétaire générale de l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME).
EADS présente, à Farnborough, un bimoteur, le Diamond DA42, dont les moteurs sont alimentés par un biocarburant à base d'algues. Nous devons absolument trouver un remplaçant au kérosène, déclare Jean Botti, responsable technologique chez EADS au Wall Street Journal. Il affirme que les biocarburants à base d'algues sont riches de promesses. Il est possible d'extraire 21 litres de biocarburant pour 100 kilos de biomasse d'algues. Jean Botti estime qu'en 2030, 10 % de biocarburant seront utilisés par les compagnies aériennes.
Le "Concept Plane" d´Airbus illustre le rêve d´un ingénieur parvenu à concevoir ce à quoi pourrait ressembler un avion dans les années 2030, voire 2050. Des experts d´Airbus spécialisés dans les domaines des matériaux, de l´aérodynamique, de la cabine et de la motorisation sont parvenus à une conception capable de répondre aux attentes des passagers du futur. Une voilure extra longue et fine, des moteurs semi-intégrés, un empennage en forme de U et une cellule "intelligente" et légère ; toutes ces caractéristiques représentent une optimisation de la performance environnementale ou de "l´éco-efficience".
Boeing a annoncé son programme ecoDemonstrator, dont l´objectif est d´accélérer le développement de technologies environnementales. Ce programme portera sur des technologies émergentes couvrant des domaines tels que le rendement du carburant, la réduction du niveau sonore et l´efficacité opérationnelle, avec l´ambition d´accélérer leur mise au point en vue de leur application au secteur aéronautique.
Airbus vient d'annoncer le "décollage immédiat" de la nouvelle édition de son concours international "Fly Your Ideas", lequel vise à développer un transport aérien encore plus éco-efficient pour le futur. Les étudiants du monde entier peuvent participer à ce concours et espérer remporter 30 000 euros (1er prix), ou 15 000 euros (2ème prix). Le dépôt des projets doit se faire au plus tard le 10 décembre 2010, sachant que les résultats seront publiés lors du prochain salon aéronautique du Bourget, en juin 2011. La première édition du concours, lancée en octobre 2008, avait vu la participation de 2 350 étudiants en provenance de 80 pays.
Avec le "Green Taxiing", Messier Bugatti (groupe Safran) apporte un élément de réponse aux compagnies aériennes soucieuses des économies de carburant réalisées durant le temps de roulage. Afin d’éviter l’usage des moteurs, Messier-Bugatti propose plusieurs solutions de roues motrices sur les trains d’atterrissage principaux. Ainsi, grâce au dispositif "Green Taxiing", les avions se déplaceraient au sol sans la propulsion des moteurs principaux. Cette technologie permettra aux compagnies aériennes et aux exploitants d’aéroports d’atteindre plus facilement leurs objectifs de réduction de bruit et d’émissions polluantes. Messier-Bugatti vise une entrée en service en 2016 sur des avions monocouloir.
Depuis avril 2008, Air France traque systématiquement toutes les consommations inutiles de carburant. En travaillant sur quatre axes, l'espace aérien, l’avion (masse et performances), l’emport de carburant et la conduite du vol, la compagnie estime avoir réduit de 190 000 tonnes ses émissions de CO2, lors du dernier exercice. Ces dispositions ont permis l’économie de 114 000 tonnes de carburant soit "l'équivalent de 1 000 allers-retours entre Paris et New York" affirme la compagnie aérienne.
Alors qu'on compte 16 443 entreprises espagnoles certifiées ISO 14 001, 12 922 entreprises italiennes, 9 455 britanniques, 5 709 allemandes, 4 478 suédoises et 3 884 roumaines, le nombre d'entreprises françaises ayant obtenu cette certification atteint seulement 3 482 (à fin décembre 2008). A lire, dans l'Usine Nouvelle, les avantages que peut amener une telle certification environnementale aux entreprises qui l'obtiennent.
Le Figaro revient sur les divers matériels, équipements et projets qui étaient présentés ce week-end, au Bourget, lors du second Salon de l'aviation verte. Parmi eux, le Space Bike, ballon dirigeable propulsé par une pile à combustible, le Sunseeker, planeur à énergie solaire et l'Alatus-M, un "motoplaneur" ultraléger.
L’Agence européenne des produits chimiques (Echa) annonce que huit nouvelles substances ont été ajoutées sur la liste des substances candidates à l’autorisation de Reach. Parmi ces substances, figurent le trichloréthylène ainsi que l’acide borique présents dans de nombreux produits (détergents, peintures, cosmétiques, insecticides, etc.). La liste comprend désormais 38 substances "très préoccupantes". La décision de classement sur la liste définitive pour l’autorisation fera l’objet d’une procédure ultérieure.
Airbus et Boeing agissent dans diverses directions pour réussir à développer de nouvelles générations d'avions susceptibles d'émettre moins d'émissions et de moins consommer. Outre l'intégration de matériaux composites, allégeant le poids des aéronefs, les deux avionneurs testent également de nouvelles énergies : carburants de synthèse, biocarburants de seconde génération (non issus de l'agriculture). A lire, dans Le Figaro, un récapitulatif des diverses expériences menées dans ce domaine.
Le deuxième salon de l'aviation verte, qui se tient ce week-end sur l'aéroport de Paris-Le Bourget, permet de présenter l'ensemble des innovations ou expériences pouvant aider le secteur aéronautique à voler toujours plus propre. Pour Patrick Gandil, directeur général de l'Aviation Civile, "l'objectif est que cette manifestation devienne le rendez-vous incontournable des innovations environnementales montrant le parcours accompli, tout en permettant d'imaginer les déplacements du futur". Au programme de cette édition, qui ouvre vendredi, des démonstrations aériennes privilégiant les motorisations électriques et le vol non motorisé (chaque jour de 12 h à 15 h), des conférences et des tables-rondes (voir ci-dessous "En direct avec le GIFAS").
AMR Corporation, maison-mère d'American Airlines et de sa filiale régionale, American Eagle Airlines, annonce avoir réduit de 7,1% ses émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation de kérosène en 2009 et avoir ainsi économisé plus de 408 millions de litres de carburant. Au final, explique le groupe dans son rapport annuel de responsabilité sociale, plus de 10 millions de dollars ont été économisés l'an passé grâce aux divers programmes d'économie d'énergie mis en oeuvre. Au total, les compagnies d'AMR Corporation disposent d'une flotte cumulée de près de 900 appareils et réalisent plus de 3 400 départs quotidiens.
Un décret, paru le 25 mai dernier, instaure un dispositif permettant aux riverains d'aérodromes bénéficiaires de l'aide financière à l'insonorisation de percevoir cette aide avant de régler les sommes dues aux entreprises procédant aux travaux d'insonorisation. Dans tous les cas, l'exploitant de l'aérodrome pourra vérifier, avant de verser l'aide, la conformité des travaux aux devis qui lui ont été soumis.
La Commission Européenne souhaite créer un label pour les biocarburants les plus vertueux : pour l'obtenir, ceux-ci devront permettre des réductions de gaz à effet de serre d'au moins 35% par rapport à l'essence ou au diesel. En 2017, cette réduction devra s'élever à au moins 50%. Concernant leur utilisation en aéronautique, Louis Gallois estime qu'en 2030, 10% de la flotte mondiale utilisera des biocarburants.
Des biologistes étudient à Cadarache la capacité des micro-organismes végétaux à produire des biocarburants de 3ème génération, qui, espère-t-on, alimenteront peut-être des moteurs de voiture et d'avion d'ici une dizaine d'années. Si la piste s'avère prometteuse, elle demandera néanmoins encore de longues recherches avant de pouvoir concurrencer les hydrocarbures.
EADS va réaliser, durant le salon ILA 2010 de Berlin, le premier vol public d'un avion dont un moteur sera alimenté uniquement par un biocarburant de troisième génération issu de dérivés d'algues. En perspective de ce vol, un Diamond DA42, équipé de moteurs Austro AE300 diesel, a déjà volé durant une quinzaine de jours. Pendant qu'un moteur utilisait 100% de biocarburant, l'autre fonctionnait avec un kérosène normal. L'expérience, mise sur pied par EADS Innovation Works et Diamond Aircraft, a révélé une économie de consommation de 5 à 10% par rapport au kérosène habituel. EADS Innovation Works espère, avec cette expérience, faire la preuve que les carburants à base de dérivés d'algues, constituent une alternative crédible au kérosène.
Selon l'IATA, 14% des avions qui utilisent aujourd'hui du kérosène, pourraient, d'ici à 2050, voler avec des biocarburants. Selon le scénario le plus optimiste, ce pourcentage pourrait même s'élever à 35%.
EADS Astrium construit une nouvelle usine à Blanquefort, près de Bordeaux, qui fabriquera des pales d'éoliennes pour le compte de la société française Vergnet. La fabrication sera sous-traitée à Plastinov, qui fabrique déjà les pales de la filiale d'EADS dans son usine de Samazan. EADS Astrium et Vergnet visent désormais le marché de l'éolien en mer et vont créer, à cette fin, une société commune spécialisée dans la fabrication de pales géantes.
Les compagnies aériennes réunies en assemblée générale au sein de l'Iata, considèrent que la paralysie du ciel européen lors de l'irruption du volcan islandais, relève de la responsabilité de Bruxelles. "Face à la réticence de la Commission à compenser les pertes, soulignent Les Echos, [elles] demandent un report d'un an de l'application du dispositif de quotas d'émissions de CO2". Cette proposition du président de Lufthansa présente l'avantage de n'avoir aucun impact sur "les budgets ni des Etats ni de la Commission".
Bruxelles a prévu d'intégrer le transport aérien, en 2012, dans son système d'échanges de permis d'émissions de CO2. Si les pays tiers ne prennent pas les mêmes dispositions, les compagnies européennes devront faire face à une distorsion de concurrence. Pierre Henri Gourgeon, directeur général d'Air France-KLM, l'a rappelé devant une commission de l'Assemblée Nationale la semaine dernière. "Nous demandons que ce système ne soit pas mis en place pour les vols long-courriers, tant qu'il n'est pas accepté par une organisation mondiale", a-t-il déclaré.
L’Usine Nouvelle consacre un dossier à la réglementation européenne Reach. "A six mois de l’échéance des premiers enregistrements de substances, les industriels sont partagés entre inquiétude et incompréhension". Ils redoutent de faire face à "un véritable labyrinthe de papier". En outre, selon le tonnage enregistré et la taille de l’entreprise, les dépenses engagées pour mettre en place la réglementation sont loin d’être négligeables. Plusieurs millions d'euros parfois. L’Usine Nouvelle souligne, par ailleurs, que "les PME se trouvent, pour certaines dans l’impasse". Aussi, le gouvernement a-t-il lancé en février un programme d’aides spécifiques sous forme de "mesures d’accompagnement" et de "formations thématiques", entre autres. Au 1er juin, l’Agence européenne des produits chimiques (Echa) estimait que "24 % des entreprises [étaient] non conformes".
En signant la Convention adoptée par le secteur du transport aérien, dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, ADP a réaffirmé son engagement climatique. Le développement de la géothermie à Paris-Orly fait partie des dix actions phares de cette convention. L'aéroport de Paris-Orly lance maintenant le forage de sa centrale de géothermie qui permettra, dès la fin de l'année, de chauffer les deux terminaux. L'aéroport de Paris-Orly, idéalement situé au-dessus d'une vaste réserve d'eau chaude de 15 000 km², évitera ainsi le rejet de 9 000 tonnes de CO2 par an. A terme, "la centrale devrait couvrir 30 % de la consommation totale d’énergie de l'aéroport Paris-Orly", précise Franck Goldnadel, Directeur de l'aéroport Paris-Orly.
La British Airport Authority (BAA) est la première institution à subir les conséquences du plan de rigueur adopté par l’administration britannique. BAA a en effet annoncé lundi, l’arrêt du projet de troisième piste à Heathrow. Cette infrastructure aurait permis d’augmenter le trafic de l’aéroport londonien de 220.000 mouvements par an (+38%). Soutenu tant par les travaillistes que par les conservateurs, le développement de l’aéroport d’Heathrow devait également aboutir à la mise en service d’une sixième aérogare d’ici 2020.
La crise économique de 2009 aura eu au moins un effet positif. La Commissaire européenne aux affaires climatiques, Coonie Hedegaard, a, en effet, révélé que les émissions de gaz à effet de serre des 12.622 installations participant au marché de quotas d’émissions ont fortement baissé, soit 11,6% de moins qu’en 2008. Deux raisons expliquent cet effondrement : la moindre production industrielle et la baisse des prix du gaz.
(extrait de la Synthèse GIFAS du 25 mai)
Lors de la cérémonie de livraison du premier A380 à la compagnie Lufthansa, qui s'est déroulée hier à Hambourg, Tom Enders a rappelé que le superjumbo permet d'économiser jusqu'à 20% de carburant et qu'il est exceptionnellement silencieux, ce qui lui permettra de devenir "l'avion de prédilection" des grandes métropoles. La consommation de l'A380 est en effet de moins de 3 litres aux 100 kilomètres par passager et ses coûts par siège-kilomètre sont inférieurs de 24% à ceux de son concurrent le plus direct.
(extrait de la Synthèse GIFAS du 20 mai)
L'industrie aéronautique s’est engagée à réduire ses émissions de CO2 de 50 % entre 2000 et 2020. Les études actuellement menées sur la pile à combustible font apparaître qu’elle pourrait être une solution plus écologique que les solutions actuelles. Ainsi, selon L’Usine Nouvelle, "la pile à combustible pourrait parfaitement accompagner l’électrification croissante des avions". D’autant que "les systèmes électriques remplacent avantageusement les systèmes hydrauliques, plus légers et plus faciles à distribuer dans l’avion", explique Michel Laroche, directeur technique du groupe Safran. Les études doivent, désormais, s’orienter vers la recherche de puissance des piles.
Pour La Tribune, "des applications utilisant l'hydrogène pourraient représenter 1 milliard d'euros en 2015". "La pile à combustible commence à prendre du galon" ajoute le quotidien. La maîtrise de cette technologie "propre" permet désormais la miniaturisation, et une première standardisation industrielle favorisent son développement. Ainsi, une PME implantée en Savoie, Lisa Airplanes, qui fabrique des avions légers, prépare une version solaire-hydrogène (Hy-Bird) de sa production. Les premiers essais sont attendus pour 2011. L'objectif est de faire voler l'appareil à 150 km/h durant 1h30. A terme, l'autonomie pourrait être de 5h.
La compagnie aérienne a réalisé mardi un vol optimisé de bout en bout pour réduire les émissions gazeuses et sonores. Au cours de ce vol, effectué par un Boeing 747-400ER, d´une durée de 9 h 30, des procédures ont été mises en oeuvre pour améliorer l´efficacité énergétique de l´avion. Ces procédures optimales, appliquées à chaque phase de vol et coordonnées entre tous les participants du projet, ont permis de réduire, à chaque étape du voyage, la consommation du carburant et donc les émissions de gaz carbonique. La réduction des émissions de CO2 est évaluée entre six et neuf pour cent pour une économie de l'ordre trois tonnes.
"Solar Impulse" du suisse Bertrand picard, le premier avion 100 % solaire, dont les quatre moteurs sont alimentés par des milliers de cellules photovoltaïques situées sur la voilure, a effectué, hier, en Suisse un vol d'un peu moins de trois heures. Il a donné toute satisfaction aux quelques cinquante spécialistes qui s'activent autour de l'expérience. Cet essai marque une première étape vers un vol de longue durée de "36 heures d'affilée" soulignent Les Echos.
Après la décision de Nicolas Hulot de ne plus participer à son comité de suivi, Le Monde consacre sa "Contre-enquête" au Grenelle de l'Environnement et les 273 mesures négociées qui en découlent. Si le quotidien remarque que "les grandes ruptures se font attendre", une partie des mesures sera néanmoins transcrite dans la loi par l'Assemblée à partir du 4 mai, Jean-Louis Borloo rappelant que le Grenelle poursuit son parcours législatif. A lire également un état des lieux du bilan carbone des différents pays "importateurs" ou "exportateurs" de CO2. 23% des émissions liées à la consommation de biens dans les pays développés (soit 6,4 milliards de tonnes) ont été rejetées dans un autre pays et, en premier lieu, en Chine dont 22,5% des émissions résultent de productions destinées à l'exportation.
En 1997, la Suisse avait été le premier pays, avec la Suède, à introduire des taxes d'atterrissage liées aux émissions polluantes des avions. Depuis le 1er avril, les taxes d'atterrissage, dans les aéroports suisses, introduisent de nouveaux critères de façon à inciter les constructeurs aéronautiques à réduire également leurs émissions d'oxyde d'azote.
Le Medef est favorable à la fiscalité écologique, a précisé, en début de semaine, Laurence Parisot, mais "cette fiscalité doit être européenne". Selon elle, "le Medef est prêt à prendre son bâton de pélerin pour convaincre les autres Etats européens de la nécessité de mettre en place, à cette échelle, une fiscalité verte".
Le Premier ministre a annoncé l'abandon de la taxe carbone. "Il faut que toutes les décisions prises en matière de développement durable soient analysées à l'aune de notre compétitivité. Cela vaut pour la taxe carbone", a déclaré François Fillon. "Nous voulons que les décisions soient prises en commun avec les autres pays européens", a ajouté le chef du gouvernement. Le patronat français a manifesté son soulagement car cette taxe "aurait eu pour résultat d'alourdir très sensiblement les coûts de production de l'industrie française" a déclaré Yvon Jacob, le président du Groupe des Fédérations industrielles.
Le conseil d'administration de Clean Sky a réélu président Marc Ventre (Safran) et vice-président Rafael Acedo (EADS/CASA). L'initiative Clean Sky vise à développer des aéronefs moins polluants et plus silencieux afin de mettre sur pied un transport aérien innovant et compétitif. Son budget est 1,6 milliard d'euros sur 7 ans.